La chapelle Notre-Dame-de-Consolation a été élevée sur les lieux de
l'incendie du Bazar de la Charité où ont péri le 4 mai 1897 cent
vingt-cinq victimes parmi lesquelles la duchesse d'Alençon, soeur de la
célèbre impératrice Sissi. L'architecte de l'édifice a reçu pour son
oeuvre la médaille d'or de l'exposition universelle de 1900 et la
chapelle et son cloître sont d'ailleurs classés monument historique.
Après avoir abrité successivement deux communautés religieuses au cours
du XXe siècle, Notre-Dame-de-Consolation est depuis plusieurs jours
entre les mains de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, sous la
houlette de l'abbé Grégoire Celier. Pour la Fraternité, cette nouvelle
installation permettra de remplacer la très historique chapelle
Sainte-Germaine, attenante à la salle Wagram, que des prêtres desservent
depuis 1974 (bien avant l'arrivée à Saint-Nicolas du Chardonnet).
Néanmoins si son décor n'est pas moins riche, ses dimensions demeurent
plus raisonnables que la paroisse du Ve. Elle dispose cependant d'une
crypte prolongée plus grande qui fera office de lieu de culte pour les
grandes occasions.
Sur ces lieux ont péri dans d'atroces conditions des dames qui se
dépensaient ce mardi 4 mai pour les nécessiteux et qui, pour certaines,
ont sacrifié leur vie pour sauver celle des autres. Leur foi était telle
qu'elles ont exercé la charité jusqu'à l'extrêmité. Et d'ailleurs, à
l'entrée de la chapelle, deux grandes statues entourent la porte
principale. Elles représentent à droite la foi et à gauche la charité.
Sans doute y a-t-il un clin d'oeil de la Providence qui permet que
s'installent en ces lieux les disciples de l'archevêque dont la devise
alliait ces deux vertus : "Et nous, nous avons cru en la charité".


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