Pour certains ma contribution arrivera sans doute un peu
tard.
Plusieurs raisons à cela, je ne suis pas dans l’hyper
communication, et il ne m’est pas possible dans le cours d’une semaine d’avoir
un accès à l’internet.
C’est pourquoi de retour chez moi, je traite les affaires
courantes, et consulte ma messagerie.
Force est de constater que nombre d’amis (des vrais pas des
amis face book) me sollicitent pour relayer moults initiatives consécutives à
la manif de dimanche
Voici sous forme d’un petit dialogue, le résumé de nos
échanges.
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La manif de dimanche, mais j’en étais également
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Ah oui – me disent mes amis – laquelle ?
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Diante, il y en aurait eu plusieurs. ?
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Mais oui bien sur, nous étions plusieurs
centaines de milliers, certains scandent même tel un certain jeu télévisé « Le
million, le million… »
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J’en suis navré, de cette manifestation je n’étais,
mais plutôt du petit troupeau de la place Pinel
Je pourrais ainsi continuer sur cette « Manif pour tous »…
ceux qui ne sont pas ou plus catholiques
Pour la caution « catho » , nous avons eu, images
à l’appui, la présence d’évêques, en mission d’infiltration, coiffés
chapeau/casquette, tenus de civil. Un seul, était reconnaissable comme évêque,
ce fut Monseigneur Aillet, grâce lui en soit rendu.
Pour le reste c’était plus à l’image de ce livre jeu, connu
des enfants « Mais où est Charlie ? »
Mes amis (il m’en reste encore) me disent que je suis un
grincheux, que je ne retiens que ce qui ne vas pas.
Mais quel est ce triumverat que des catholiques ont suivi ?
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une gauchiste patentée ayant voté pour François
Hollande (m’est d’avis que certaines propositions du candidat lui ont échappées
pour s’étonner du cours des choses)
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– un(e) homosexuelle qui affirme et revendique
son statut
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– une « catho » (quoique l’intéressée
et moi-même ouvrons des parenthèses quant à l’acception du terme).
Des trois, c’est effectivement le membre le plus médiathique
de cet ensemble tri-céphale qui m’a interrogé et notamment son caractère catho
(sic).
Malgré le flot d’immondices que peut faire remonter l’immense
égout collecteur qu’offre internet, je m’en suis tenu à une réserve, faisant
mien les mots d’un abbé qui me disait en d’autres temps : « a tout
péché miséricorde ».
Le jugement en l’espèce est venu de l’intéressée elle-même,
à propos d’un épisode de sa vie de noctambule parisienne, qui a vu la parodie
entre un député promoteur du pacs et son compagnon d’alors, d’une union « naturelle
et sacrée ».
Comprenez moi, à tout catholique on demande la contrition,
le regret sincère de la peine causée, et du péché, et non comme c’est le cas de
l’afficher crânement avec tant de désinvolture.
Après ces propos publics, aucune admonestation charitable de
nos prélats, et tous de continuer à suivre en bêlant.
Une telle bienveillance à l’égard de ce qui est mal, n’est
pas la mesure du catholicisme, mais bien plutôt du relativisme dans une église
qui veut être de son temps et suivre les séductions du monde.
Mes amis me disent : "... mais profitent au moins de cet
extraordinaire levier de notre mobilisation, pour faire bouger les choses, via
pétitions et référendum".
Mais dans quel pouvoir, font-ils reposer leurs espoirs.
J’en veux pour preuve, les faits suivants :
Le président de la république française devant les maires de
France réunis en assemblée, promet que ces édiles, magistrats et représentant
de la nation, pourront disposer d’un droit de véto.
Cette déclaration officielle à tout le moins publique, a été
relayée par les médias.
Pour que cette position cesse il ne faudra attendre : que
quelques jours, qu’une poignée d’invertis, se rendent à l’Elysée (où ils ont
leur entrée directe) et qu’ils soient reçus non par un obscur conseiller mais
par le président lui-même.
La constance dans l’inconstance…
Il y a bien des unions contre nature, celle de l’Eglise et
de la Démocratie en est une. Que peut-on attendre de la démocratie fille de la
révolution et des lumières, dont les partisans proclamaient « pas de
liberté pour les ennemis de la liberté ».
Comment peut-on défiler en se prévalant de l’étiquette de
citoyen ? Cette position n’est pas isolée bon nombre d’amis me la font
valoir (cf en ce sens les déclarations du cardinal primat des gaules).
Quand nous nous présenterons au ciel seront nous reconnus
comme catholique ?
Ainsi s’Il y a des unions contre nature, il y a aussi et
surtout des unions contre Dieu.