Sinon il serait incompréhensible que des pasteurs protestants, à Taizé ou ailleurs, très engagés dans le “dialogue” avec Rome, aient reconnu qu’ils pouvaient célébrer suivant le N.O.M. et pas suivant le rite dit de saint Pie V. L’évidence est qu’à leurs yeux, tout comme à ceux des auteurs du Bref examen critique, la nouvelle “messe” a abandonné la doctrine que les protestants, Luther en tête, exécraient dans l’ancienne. Jean Guitton, confident de Paul VI, a d’ailleurs émis un avis similaire à propos des calvinistes.
Du reste, si tous ces gens, fort différents par ailleurs, étaient dans l’erreur sur ce point capital, il aurait été de la plus élémentaire charité de les détromper : pouvez-vous me dire qui, dans l’Église conciliaire, a cherché à le faire ? Tout au contraire, on s’y est réjoui que la nouvelle liturgie écarte ce que son maître d’œuvre, Mgr Bugnini, appelait des “pierres d’achoppement”. Par là même, il rejoignait implicitement la conclusion des auteurs du Bref examen critique : la liturgie n’exprime plus la même doctrine. Et j’ajouterai : pour cette raison, elle n’est pas catholique.