Pour un peu, vous nous feriez croire que c’est le concile œcuménique de Nicée qui a inventé la divinité de Jésus-Christ ! Vous parlez de saint Basile. Savez-vous qu’alors qu’il n’était encore qu’un simple diacre, il a rompu publiquement toute communion avec son évêque Dianée parce que celui-ci avait signé le formulaire de foi présenté par les ariens à Rimini (360) qui ruinait l’œuvre de Nicée ?
Et puisque vous parlez de pressions extérieures, vous imaginez naïvement qu’il n’y en a eu aucune à Vatican II ? Jamais entendu parlé des accords conclus avec la hiérarchie orthodoxe russe pour faire silence sur le communisme ? Ni d’un article très documenté du magazine Look démontrant comment les organisations juives avaient fait pression sur Mgr Bea et ses collaborateurs afin de changer la doctrine catholique à propos de la religion judaïque et de la liberté religieuse ? Si j’étais à votre place, j’attendrais la fin de l’histoire avant d’affirmer que tout ça n’a rien à voir...
Mais qu’il n’y ait aucun rapport entre le courage d’un saint Basile et l’attitude de la grande majorité des “catholiques” actuels, ça je vous le concède volontiers ! Il leur reste encore la possibilité d’imiter la conduite de l’évêque Dianée, qui est mort en assurant à saint Basile qu’il n’avait pas voulu être séparé des 318 Pères de Nicée : “Telle était la situation que Basile tenait déjà de sa sainteté et de sa science : il n’avait encore reçu qu’un des ordres mineurs de l’Église, et c’est son évêque qui ne voulait pas mourir sans être en communion avec lui.” (P. Allard, Saint Basile, Lecoffre, 7e édition, p. 47.)