Il semble qu'en 1985, le Pape Jean-Paul II ait voulu supprimer le risque de mauvaise interprétation que pouvait engendrer cette expression du "subsistit in" :
"Dès 1985, l'Église catholique a mis en garde contre ce type d'interprétation : « Contraire à la signification authentique du texte conciliaire est donc l'interprétation qui tire de la formule subsistit inla thèse que l'unique Église du Christ pourrait aussi subsister dans des Églises et Communautés ecclésiales non catholiques. " Le Concile avait, à l'inverse, choisit le mot subsistit précisément pour mettre en lumière qu'il existe une seule “subsistance” de la véritable Église, alors qu'en dehors de son ensemble visible, existent seulement des elementa Ecclesiae qui — étant des éléments de la même Église — tendent et conduisent vers l'Église catholique" » 7
Pour le concile Vatican II, tel que le comprend l'Église catholique par la voix de la congrégation pour la doctrine de la foi, « par l'expression subsistit in, le Concile Vatican II a voulu proclamer deux affirmations doctrinales : d'une part, que malgré les divisions entre chrétiens, l'Église du Christ continue à exister en plénitude dans la seule Église catholique ; d'autre part, "que des éléments nombreux de sanctification et de vérité subsistent hors de ses structures", c'est-à-dire dans les Églises et Communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l'Église catholique. Mais il faut affirmer de ces dernières que leur "force dérive de la plénitude de grâce et de vérité qui a été confiée à l'Église catholique" » 8
En 10 juillet 2007, le Vatican a publié un nouveau document destiné à préciser les enseignements donnés dans Dominus Iesus'. Ces « réponses à des questions concernant certains aspects de la doctrine de l'Église » 9, daté du 27 juin 2007, précisent cinq questions :
- Première question sur la continuité de la doctrine
« Le Concile n’a pas voulu changer et n’a de fait pas changé la doctrine en question, mais a bien plutôt entendu la développer, la formuler de manière plus adéquate et en approfondir l’intelligence. »
- Deuxième et troisième questions sur le sens de l'expression subsistit in et son usage à la place de est.
« Selon la doctrine catholique, s’il est correct d’affirmer que l’Église du Christ est présente et agissante dans les Églises et les Communautés ecclésiales qui ne sont pas encore en pleine communion avec l’Église catholique, grâce aux éléments de sanctification et de vérité qu’on y trouve, le verbe ‘subsister’ ne peut être exclusivement attribué qu’à la seule Église catholique, étant donné qu’il se réfère à la note d’unité professée dans les symboles de la foi (‘Je crois en l’Église, une’) ; et cette Église une ‘subsiste’ dans l’Église catholique. » [...]
- Quatrième question sur l'ecclésiologie des Églises particulières d'Orient.
« Cependant, étant donné que la communion avec l’Église catholique, dont le Chef visible est l’Évêque de Rome et Successeur de Pierre, n’est pas un complément extérieur à l’Église particulière, mais un de ses principes constitutifs internes, la condition d’Église particulière dont jouissent ces vénérables Communautés chrétiennes souffre d’une déficience »
- Cinquième question sur l'ecclésiologie des communautés protestantes
« Ces Communautés ecclésiales, qui n’ont pas conservé l’authentique et intégrale réalité du Mystère eucharistique, surtout par la suite de l’absence de sacerdoce ministériel, ne peuvent être appelées " Églises " au sens propre selon la doctrine catholique. »
SOURCE : Wikipédia