Chère F. Romaine, la défense d'une seule vérité possible passe aujourd'hui pour du "psycho-rigidisme". Comme s'il fallait être relativiste pour être bon.
Or au contraire la vraie charité est dans la vérité. Si difficile soit-elle à regarder. Elle seule peut faire progresser.
Et vous avez raison de relever les effets pervers des concessions que Benoît XVI a fait à la Tradition. Notamment la levée par pure mansuétude, des excommunications et non leur abrogation car injustes; Mgr Lefèbvre n'étant pas réhabilité.
Le Motu Prorpio, cependant, pourrait être un tremplin vers la Tradition pour les progressistes, mais s'il devient un prétexte pour affadir (relativiser) la Tradition et faire oublier que le fond (la doctrine) ne peut pas être séparé de la forme (la messe, les sacrements, le catéchisme... traditionnels), alors cela fait plus de mal que de bien.
Si bienveillant que soit la Pape pour la FSSPX, il faut craindre (tous les exemples le démontrent) que s'il a la volonté sincère de l'intégrer dans l'Eglise pour l'unité à tout prix, il ne faut pas oublier que l'unité n'est pas un agrégat disparate et artificiel de contraires, mais une unité dans une même foi.
L'Eglise conciliaire a une fâcheuse tendance à digérer tout ce qui entre en son sein.