...en somme dans la phase de consolidation de la révolution conciliaire, avec Benoît XVI dans le rôle de Bonaparte ? Rappelez-vous, avant d’envoyer la jeunesse à la boucherie, Napoléon aussi rassurait les populations : il a autorisé le culte catholique comme Benoît XVI autorise la messe de saint Pie V, il a rétabli une noblesse de même qu’aujourd’hui on voit des nonces participer à de beaux rites dans les chapelles latérales (ICRSP, etc.) de l’Église conciliaire. De nos jours tout comme au début du XIXe siècle, il y a une certaine aspiration à l’ordre, mais hélas ! il n’est pas davantage question de remettre sérieusement en cause les déclarations de Vatican II que les principes de 89 sous le premier empire (et même sous les gouvernements qui lui ont succédé).
Bon, je pense que l’analogie s’arrêtera là car je ne vois vraiment pas Dieu, celui dont on ne se moque jamais impunément, tolérer pendant des siècles une caricature de l’Église comme celle à laquelle nous assistons impuissants : des générations entières risquent leur salut éternel dans ce désastre. Tout finira donc par rentrer dans l’ordre, d’une manière ou d’une autre, mais en attendant quelle hécatombe : Kyrie eleison, oui plus que jamais !